Roue médecine, chamane et transformation : mon expérience au cœur du Sahara.
Je connaissais déjà la roue médecine quand je suis partie au Maroc.
Je l’avais étudiée, pratiquée, transmise. Je savais ce que signifiaient les quatre directions, les animaux totem, la logique de la traversée. Je pensais connaître cet outil.
Et puis j’ai mis les pieds dans le désert. Et là, j’ai compris que je n’avais encore rien vécu.
La porte du Serpent, dans le sable
La roue médecine se traverse dans un ordre précis. Moi j’aime bien commencer par le Sud : la porte du Serpent. Celle de la mue, de la transformation, de ce qu’on laisse tomber de trop vieux, de trop étroit, de trop lourd.
J’ai passé trois jours à pleurer.
Des pleurs de fond, comme quelque chose qui se défait depuis des couches très anciennes. Une vieille peau que je portais depuis si longtemps que je ne la sentais même plus. Ce n’était pas douloureux comme une blessure : c’était libérateur comme une mue. Le Serpent ne détruit pas. Il laisse tomber ce qui ne sert plus.
Les thérapies classiques m’avaient appris à comprendre mes schémas. À les nommer, à les analyser, à les mettre en perspective. C’est précieux. Mais comprendre n’est pas traverser. La roue médecine, elle, ne cherche pas à expliquer : elle crée l’espace pour que quelque chose se défasse dans le corps, pas seulement dans la tête.
Ce qu’est vraiment la roue médecine
La roue médecine est un outil de connaissance de soi transmis par les chamanes depuis des siècles, à travers de nombreuses traditions autochtones. Celle que je pratique s’inspire de deux d’entre elles : la tradition andine (Amérique du Sud) et la tradition Lakota (Amérique du Nord).
Elle n’est pas une croyance. Ce n’est pas une religion. C’est une carte intérieure, un chemin de transformation organisé autour de quatre directions, chacune gardée par des animaux totem.
Le Sud, avec le Serpent et le Loup : ce qui est conscient, ce qu’on reconnaît déjà comme trop étroit. Le travail est de laisser tomber.
L’Ouest, avec le Jaguar et l’Ours : ce qui est inconscient, ce qui nous gouverne depuis l’ombre. Le travail est de descendre et de conscientiser.
Le Nord, avec le Colibri et le Bison : ce qui est naissant, les nouvelles façons d’être qu’on choisit d’installer. Le travail est d’ancrer avec amour.
L’Est, avec le Condor et l’Aigle : ce qui est intégré, la vision depuis la hauteur. Le travail est d’incarner et de transmettre.
La traversée n’est pas linéaire. C’est une spirale. On la parcourt plusieurs fois dans une vie, à des profondeurs différentes. Ce qui compte, c’est la sincérité du passage.
Pourquoi la roue médecine touche là où les autres outils ne vont pas
Ce que j’aime dans la roue médecine, c’est qu’elle ne cherche pas à réparer depuis le même étage que le problème.
Ce que le Serpent ne peut pas résoudre, le Jaguar peut l’accueillir. Ce que le Jaguar ne peut pas porter, le Colibri peut le transcender. Et ce que le Colibri entrevoit, l’Aigle peut le voir en entier.
On ne tourne pas en rond. On monte.
Et contrairement à beaucoup d’outils de développement personnel, la roue médecine ne demande pas de croire en quoi que ce soit. Elle demande juste d’accepter de traverser. Ce qui se passe dans le corps pendant la traversée est réel, qu’on y croie ou non.
Et toi ?
Si tu sens qu’il est temps de traverser quelque chose, pas juste de le comprendre, on peut en parler.
Un appel offert pour voir si traverser la roue médecine avec moi est ce dont tu as besoin maintenant.